Le marché automobile marocain a franchi des étapes importantes en 2025. Immatriculations neuves, ventes d'occasion, parts de marché par marque, montée des hybrides et des véhicules chinois : notre analyse complète des chiffres et tendances qui façonnent l'automobile au Maroc cette année.
Le marché automobile marocain a confirmé en 2025 sa trajectoire de croissance amorcée après la période post-Covid. Selon les données consolidées de l'Association des Importateurs de Véhicules (AIVAM), les immatriculations de véhicules neufs ont atteint environ 190 000 unités sur l'ensemble de l'année 2025, soit une progression de 6 à 8 % par rapport à 2024. Ce chiffre place le Maroc comme le deuxième marché automobile d'Afrique derrière l'Afrique du Sud.
Le podium 2025 reste dominé par les marques françaises et coréennes :
2025 marque une accélération notable dans l'adoption des motorisations alternatives :
Le marché marocain de l'occasion - moins formalisé et moins documenté statistiquement - représente en volume entre 350 000 et 420 000 transactions annuelles. Il est caractérisé par :
Un fait souvent méconnu : le Maroc est un producteur automobile significatif. L'usine Renault de Tanger produit la Logan, la Sandero et certaines Dacia pour l'export (environ 350 000 véhicules/an). L'usine Stellantis de Kénitra assemble la Citroën C3 et la Peugeot 208 pour le marché africain. Ces deux sites font du Maroc l'un des principaux hubs de production automobile sur le continent africain, contribuant à plus de 7 % du PIB industriel national.
Les tendances attendues pour 2026 : poursuite de la montée des hybrides (projection à 28 % des ventes neuves), consolidation des marques chinoises avec des réseaux SAV plus étoffés, premiers effets de la digitalisation du marché de l'occasion avec une meilleure traçabilité des véhicules. La question de la réglementation des émissions - et d'un éventuel bonus écologique gouvernemental - sera déterminante pour l'adoption de l'électrique pur.